« Route Trump » : le Parlement ratifie l’accord avec Washington, l’Iran se dit inquiet
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- Erevan et province du Syunik, Arménie
- Date de l’événement
- Événement passé —

Résumé
L’Assemblée nationale arménienne a ratifié le 28 octobre, par 63 voix contre 32 et sans abstention, l’accord-cadre arméno-américain sur la « Route Trump pour la paix et la prospérité internationales » (TRIPP). Le texte prévoit une liaison de transport à travers la province du Syunik, reliant l’Azerbaïdjan à son exclave du Nakhitchevan, ainsi que des infrastructures ferroviaires, routières, énergétiques et de communication. Une société de développement commune serait détenue à 74 % par les États-Unis et à 26 % par l’Arménie pendant une première période de 49 ans ; une prolongation de 50 ans porterait la part arménienne à 49 %. Le ministre des Affaires étrangères, Ararat Mirzoïan, assure que ces infrastructures resteront sous souveraineté et juridiction arméniennes, y compris pour les douanes et la sécurité des frontières.
Analyse
Le 30 octobre, l’ambassadeur d’Iran à Erevan, Khalil Shirgholami, a fait part de « sérieuses préoccupations » et demandé des assurances qu’aucune force étrangère ne sera présente à la frontière arméno-iranienne. Le 16 octobre, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghtchi disait pourtant « faire confiance » à Erevan. Dans l’opposition, Artur Khatchatrian (bloc Arménie) relève que les avantages promis à l’Arménie, comme ses propres itinéraires à travers l’Azerbaïdjan, ne sont pas garantis juridiquement.
Conséquences possibles
La ratification ouvre la voie à la création de la société commune et à la négociation des mécanismes de mise en œuvre, que Téhéran dit suivre de près. Le gouvernement y voit un pilier de sa stratégie de paix, fondée sur des intérêts économiques partagés. L’absence d’engagements réciproques détaillés de la part de Bakou devrait rester au cœur du débat politique.
Ce qui reste incertain
Les modalités techniques, notamment de sécurité, ne sont pas fixées : un opérateur privé pourrait avoir son propre service de sécurité, selon M. Mirzoïan, qui exclut toute présence militaire ou sécuritaire américaine à la frontière iranienne. Aucune étude d’impact économique complète n’a été présentée publiquement, selon l’opposition. Le calendrier des travaux n’est pas connu.

